12 février 2006

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J'ai voulu passer ma journée à oublier. Et le seul moyen que j'ai trouvé a été de me calfeutrer sous ma couette et de regarder des idioties à la télé. Le chat a tenté de me distraire par mille miaulements mais je n'ai pas cédé d'un pouce, enfin je lui ai juste laissé un peu de place dans mes bras pour dormir. J'ai bien pensé à un moment faire comme lui, me laisser happer par le sommeil mais j'ai eu trop peur d'être hantée par mon passé alors j'ai braqué mon regard sur deux amoureux en train de se disputer dans la petite lucarne. Pitoyable. La vie est trop courte pour se passer en disputes.

 

Mais finalement, je n'ai pas tenu bien longtemps. Je me suis endormie devant autant de niaiseries et je suis tombée dans un film bien huilé. Sans répit, des images se sont succéder. Ses mains, son sourire, son regard. Tout cela pour moi. Des caresses, des baisers. Une vraie complicité. Je le retrouvais comme je l'aimais : sans demi-teinte. C'était lisse et plein, beau et serein. Une vraie bouteille d'oxygène, de l'air frais dans mes poumons et un sourire à m'en faire mal aux zygomatiques quand je me suis réveillée. Le chat ronronnait toujours dans mes bras et je n'ai pu voir le baiser mouillé que s'échangeait les deux amoureux dans la télévision.

Quand je suis sortie de ma torpeur, une seule phrase résonnait en moi : « Si mes choix ne pouvaient pas influer sur autrui, sur moi... et sur toi. »

C'est le seul mot que j'ai trouvé quand il est parti. Il n'a même pas eu le courage de me le dire en face. Et, il avait ajouté en dessous un curieux « Je t'aime »... comme si cette phrase là pouvait être encore vraie après son départ.

Posté par loonea à 01:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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